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Réseaux sociaux : oui à la connaissance, non à la croyance.

La révolte des « Gilets jaunes » est le symptôme d’un mal profond. Tout au long de ces dernières semaines se sont mêlées des revendications les plus justes avec d’autres à la fois hétérogènes et individualistes, irréalistes et contradictoires, déconnectées d’enjeux aussi fondamentaux que le réchauffement climatique ou l’endettement du pays. Les autorités de l’Etat et les élus font face à une défiance d’une ampleur inédite, à laquelle il est bien difficile de trouver une réponse.

L’émotion a pris le dessus dans la vie publique comme dans les médias. Ce que l’on entend, ce ne sont pas tant des arguments ou des idées, mais des émotions et des perceptions. Les faits n’ont plus grande importance. C’est le règne de la croyance sur la connaissance.

La démocratie est mal comprise. Sur les sujets les plus complexes, l’avis du citoyen vaut mieux que celui de l’expert. Prétendre le contraire, serait mépriser le peuple. On considère donc, à tort, que tous les avis ont la même valeur.

S’ajoute à cela la diffusion incessante de « fake news » sur les réseaux sociaux. C’est une tendance sans précédent. La vérification des sources n’est plus à l’ordre du jour.

Face à ce constat, « à la chienlit », il ne faudrait pas que la France se perde en chemin.